Le secteur de l'Environnement, Vrai / Faux
Le secteur de l'environnement n'est plus une niche. Avec plus de 373000 emplois existants en 2005, c'est un marché très porteur. Toutes les réponses à vos questions.
• Le marché de l’emploi sur les métiers de l’environnement est en
perte de vitesse depuis quelques années.
Faux : Le
marché de l’emploi est en croissance régulière, les offres émanant aussi
bien des entreprises, des collectivités locales ou territoriales, des
bureaux d’études que des associations. Tous les secteurs sont
générateurs d’emplois mais à des degrés divers. Ainsi, la gestion de
l’eau et celle des déchets mobilisent à elles seules près des trois
quarts des emplois.
• Les DRH proposent généralement la fonction de manager
environnemental à des profils expérimentés.
Vrai
: Cette fonction est peu souvent proposée aux jeunes diplômés. Les
opportunités concernent surtout la fonction R&D, des postes plutôt
techniques sur lesquels les entreprises apprécient que les jeunes
recrues se rodent avant d’évoluer vers des missions plus managériales.
• La surveillance de la qualité et de l’approvisionnement en eau est
devenue un enjeu majeur.
Vrai : les entreprises privées
et les collectivités locales emploient au total 113000 personnes dans ce
secteur. Les nouvelles règles de la Commission européenne et la mise aux
normes des installations dans le secteur des stations d’épurations
nécessite le recrutement d’ingénieurs généralistes. Les communes, qui
ont de plus en plus de responsabilité dans ce domaine, vont aussi devoir
recruter.
• Les grands groupes du secteur de l’environnement recrutent
essentiellement des spécialistes.
Faux : pour
l’entretien des réseaux de distribution d’eau, les grandes entreprises
comme Véolia ou Suez recherchent des ingénieurs généralistes, car il n’y
a pas encore de formation dans ce domaine. Le métier s’apprend surtout
sur le terrain.
"Ce que nous recherchons, ce sont des compétences techniques en accord avec notre vocation environnementale"
"Même si l’environnement est un secteur porteur, qui peut faire rêver,
il ne faut pas oublier que nous sommes dans une réalité technique et
marchande. Nos métiers sont encore insuffisamment connus, et pourtant
ils sont très attractifs pour des jeunes diplômés. Ils allient
techniques et technologies de pointe, travail en réseaux, animation
d’équipes et réponse aux préoccupations des jeunes conscients des enjeux
de préservation des richesses de notre planète.
Pour mieux
expliquer la diversité de nos métiers, nous avons lancé une politique
ambitieuse de partenariat avec quatorze écoles. Nous allons aussi
souvent que possible à la rencontre des étudiants, en leur offrant
notamment de nombreuses possibilités de stages. Nous ciblons autant des
ingénieurs généralistes que des formations plus spécialisées (eau,
assainissement, gestion des déchets, chimie, mécanique des fluides…)
Les
possibilités d’évolution chez Suez Environnement sont nombreuses et nos
métiers sont complets. Ce sont des métiers exigeants, formateurs, des
métiers d’avenir, et surtout, des métiers de passionnés."
"Les jeunes aspirent à des postes de management environnemental, mais n'ont pas à l'esprit que ces métiers sont très techniques"
"Les entreprises du secteur de l’environnement ont parfois du mal à
savoir ce qu’elles veulent, parce que nous sommes à un tournant :
désormais, avec l’évolution de la réglementation et les enjeux
réglementaires concernant la pollution et le traitement de l’eau, elles
doivent étoffer leurs équipes et développer des projets de plus en plus
complexes. Jusqu’à présent, ces entreprises disposaient d’un très faible
taux d’encadrement. Aujourd’hui, elles vont devoir manager leurs
techniciens sur le terrain.
Et le profil des candidats recherchés
doit être transversal : des ingénieurs généralistes ayant une expertise
métier, une technicité déjà éprouvée et capables aussi de manager. Or,
ces entreprises souffrent d’un déficit d’image. Les jeunes aspirent à
des postes de management environnemental à forte dimension citoyenne,
mais n’ont pas à l’esprit que ces métiers peuvent être très techniques.
Or, avant d’arriver à cet “idéal”, il faut passer par le terrain et
l’encadrement technique. C’est pourquoi les plus grandes entreprises de
l’environnement industriel font partie de nos clients. Elles ont compris
qu’il fallait communiquer en direction des étudiants et des jeunes
ingénieurs : elles participent ainsi aux salons de recrutement Apec et
sont de plus en plus sensibles aux études d’image sur le secteur afin de
mieux présenter leurs métiers et les possibilités d’évolution.
Reste
un handicap : le secteur, structuré par des fédérations
professionnelles, ne dispose pas d’une vision globale sur l’évolution de
leurs métiers. C’est pourquoi, à l’Apec quand nous intervenons pour un
client, nous avons encore un travail de fond à faire sur
l’identification des besoins et l’analyse des contenus et des enjeux
liés aux métiers."
L'environnement : un marché porteur pour un secteur qui peine à recruter
Les métiers de l’environnement ont le vent en poupe. Selon l’Ifen
(Institut français de l’environnement), les emplois créés dans ce
secteur ont augmenté de 2,5% entre 2004 et 2005. Mais les DRH ont
parfois du mal à trouver des candidats en phase avec les profils
recherchés.
Car, aujourd’hui, les entreprises qui recrutent
dans ce secteur s’occupent essentiellement du traitement de la
pollution, de la gestion des déchets ou des eaux usées, des emplois qui
ne correspondent pas tous à des métiers spécifiquement environnementaux.
En effet, les formations ont jusque-là été le plus souvent orientées
vers la gestion et la protection de la nature, une tendance qui répond
aux idéaux et à la soif de citoyenneté des jeunes générations, mais qui
ne coïncide pas toujours avec la demande du marché.
Moins
attractifs et plus techniques, ces métiers souffrent d’un déficit
d’image auprès des jeunes diplômés. Les grands groupes recherchent
aujourd’hui des profils proposant une vraie expertise métier avec des
compétences techniques, mais aussi une capacité à manager des équipes
sur le terrain. Pour attirer les candidats, de plus en plus
d’entreprises de ce secteur investissent dans un soutien aux écoles
d’ingénieurs. Concrètement, certaines d’entre elles fournissent
intervenants, moyens financiers, stages et collaborent à l’élaboration
des programmes. Pour ces groupes, l’intérêt est double : former de
jeunes ingénieurs à leurs métiers et leurs donner envie d’intégrer ces
filières en leur démontrant toutes les possibilités d’évolution,
professionnelle mais aussi géographique (à l’international notamment).
Les docs
En ligne sur apec.fr
• Le référentiel des métiers de l’environnement
– Site cadres
23 fiches métiers, classées en 5 familles qui
décrivent les principaux métiers cadres du domaine de l’Environnement
pour découvrir dans le détail les missions, les profils et les
compétences incontournables. Elles vous permettront d’adapter votre
candidature aux besoins du marché ou encore d’élargir vos compétences en
fonction des nouveaux besoins des entreprises. Consulter
le référentiel
Sites à consulter
• Emploi Environnement
Un annuaire qui permet de
rechercher et de trouver facilement des métiers qui correspondent à
votre formation. Visiter
le site
• Métiers de l’environnement
Environnement :
quels métiers, quels emplois, quelles formations ? Ce site
d’informations permet une première approche globale des métiers, des
emplois et des formations liés à l’environnement. Visiter
le site
Articles en ligne
• “Nous avons 1500 responsables environnement dans le monde”
– Journal du Management, 09/01/2007
Lors d’un chat, la
directrice du Plan environnement de Renault a répondu aux questions des
lecteurs du JDN Management sur la place du développement durable chez le
constructeur automobile. Lire
l'article
Ouvrages
• Les métiers de la nature et de l’environnement
– M.-L. Giniès, B. Latronche, Édition Jeunes Éditions, coll. Guides
Jeunes
Un tour d’horizon des professions “vertes”, le détail des
formations ainsi que des conseils de professionnels pour réussir son
entrée dans le monde du travail.

