Le fait d’habiter un quartier prioritaire constitue-t-il un obstacle à l’emploi pour les jeunes diplômés ? - Apec.fr

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L'emploi des jeunes diplômés bac + 5 et plus résidant dans les quartiers prioritaires

commentaire (0) | lu 46 fois | publié le 08/12/2015

Le fait d’habiter un quartier prioritaire constitue-t-il un obstacle à l’emploi pour les jeunes diplômés ?

L’Apec a mené une étude comparative sur la situation professionnelle des jeunes diplômés de niveau Bac +5 et plus selon qu’ils sont ou non issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Elle fait ressortir des différences et des similitudes.

  • Qui sont-ils ?

Les diplômés issus des QPV* sont plus souvent titulaires d’un master universitaire : 76 % (vs 71 % des jeunes diplômés habitant en dehors des quartiers prioritaires). Mais il y a peu de différences en termes de disciplines de formation.

Ils sont plus âgés : près de 7 sur 10 ont entre 26 et 30 ans, alors que la moitié des jeunes résidants hors quartiers prioritaires a moins de 25 ans.

 

  • Quelle est leur situation professionnelle ?

Ils sont moins souvent en emploi 8 à 10 mois après l’obtention de leur diplôme : 56 % (vs 62 %) et 1/3 n’a toujours pas décroché d’emploi (vs 27%).

Ils sont aussi nombreux que les autres à recevoir une proposition d’embauche suite à un stage : 21 % (vs 23 %). Mais les 3/4 ont acceptés, contre moins des 2/3 pour les diplômés des autres quartiers.

Ils travaillent principalement dans le secteur des services : 73 % (vs 65 %) et un peu plus fréquemment dans les secteurs de la banque-assurance et de l’éducation-formation.

Ils ont aussi souvent le statut de cadre : 56 % (vs 57 %) ou un CDI : 48 % (vs 50 %). Mais leur salaire moyen est plus bas : 25 200 euros (vs 26 600 euros).

On n’observe pas de différence quant à la satisfaction par rapport à l’emploi occupé : près de 9 sur 10 affirment être globalement satisfaits de leur poste. Ils sont même légèrement plus nombreux à se dire très satisfaits.

 

  • Qu’en est-il de ceux qui recherchent encore un emploi ?

59 % n’ont démarré leur recherche qu’après l’obtention de leur diplôme (vs 52 %).

Les moyens utilisés sont les mêmes, la réponse aux offres et l’envoi de candidatures spontanées, le tout par le biais d’Internet, étant les plus utilisés.

Ils ont envoyé en moyenne 100 candidatures ou CV (vs 85). Un quart n’a obtenu aucun entretien (vs 20 %).

Malgré cela, ils sont plus optimistes pour leur recherche d’emploi : 63 % (vs 59 %). Mais un sur deux envisage de reprendre ses études ou de suivre une formation complémentaire (vs 42 %).

 

* Géoréférencement : web service du CGET

Source : Apec,  L’emploi des jeunes diplômés de niveau Bac +5 et plus résidant dans les quartiers prioritaires, décembre 2015