La nouvelle donne de la fidélisation, Alain Fronteau Professeur directeur du développement de l'ISTEC - Apec.fr

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Enjeux RH

lu 79 fois | publié le 24/04/2015

Interview · La nouvelle donne de la fidélisation, Alain Fronteau Professeur directeur du développement de l'ISTEC

La nouvelle donne de la fidélisation, Alain Fronteau Professeur directeur du développement de l'ISTEC

"Quand une politique de fidélisation est mise en oeuvre, 95 % des cadres jouent le jeu : ils s'investissent durablement, des synergies et de la créativité se développent, les risques sont assumés, leur productivité peut augmenter de 20 %"

Pourquoi est-il difficile aujourd’hui de fidéliser les cadres ?

Être fidèle professionnellement, c’est croire en son entreprise. Cette croyance naît d’une relation de confiance basée sur un équilibre entre contributions et rétributions. La mondialisation a imposé l’adaptabilité, installé la mobilité et a bouleversé les logiques de carrières. Parfois malmenés, les cadres sont devenus opportunistes. Leur projet professionnel est d’autant plus personnel qu’ils sont jeunes et ont été élevés dans l’idée de construire eux-mêmes leur parcours. Cette perte de confiance coûte cher aux entreprises.

Comment rétablir cette confiance ? 

Elle s’installe quand un « contrat psychologique » permet au cadre d’avoir confiance en lui, en son manager et en son employeur. C’est le cas s’il est reconnu, associé au succès, formé, promu et qu’il gagne en employabilité ; s’il peut dialoguer avec son n+1, si son point de vue compte et enfin, s’il peut être fier de son entreprise. Plus la visibilité est faible, plus il faut prouver au cadre qu’on compte sur lui en l’impliquant dans les projets. Cela « cimente » véritablement la relation cadre-entreprise autour d’objectifs et de cibles communes. La motivation est alors au rendez-vous au-delà de sa «description de poste ».

Jusqu’où fidéliser ?

Le travail est un moyen d’épanouissement personnel. À long terme, un cadre est fidèle s’il trouve dans son entreprise de quoi donner du sens à sa vie et être en équilibre avec lui-même. C’est pourquoi les entreprises améliorent les conditions de travail, encouragent les liens informels, portent des valeurs qui contribuent à son bien-être. Avec une double limite : ne pas installer une routine, destructrice de valeur et ne pas trop empiéter sur la vie personnelle. Quand Google prévoit d’aider ses employées à congeler leurs ovules, cette limite semble dépassée. L’essentiel ? Quelle que soit la taille de l’entreprise, un management proche et un dialogue transparent, de la cohérence et de la pédagogie du changement, du respect et de l’humanité, des valeurs d’entreprise proches des siennes sont essentiels pour cultiver cette confiance, fragile par essence.

Consultez le profil Linkedin de Alain Fronteau 

Lire l'article "Fidélisation des cadres, les leviers gagnants"

 

Article publié dans Apec RH #15, le magazine de l’Apec.

Couverture d'Apec RH 15

Pour plus de renseignements, contactez-nous par mail : apecrh@apec.fr

Mots-clés : cadrerecruteurfidélisationApec RH


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